« Je n’ai pas d’inquiétude », dit Blanchet à Tout le monde en parle
Dans une campagne à l'ombre de Donald Trump, alors que l'aiguille des sondages refuse inexorablement de bouger, le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet assure n'avoir « aucune inquiétude » en vue du 28 avril. Plus encore, il s'attend « à être de bonne humeur ce soir-là, vraiment ». Après Jagmeet Singh il y a deux semaines et le duo Mark Carney et Pierre Poilievre la semaine dernière, le chef du Bloc québécois était le quatrième et dernier chef en campagne à visiter le plateau de Tout le monde en parle dimanche soir. Même si les sondages montrent qu'il peine à s'imposer dans cette campagne, alors que tous les yeux sont rivés sur Ottawa et sur Washington, M. Blanchet s'est voulu rassurant : son discours du 28 avril au soir Du reste, le chef bloquiste ne Avec son passage à Tout le monde en parle en ce dimanche de Pâques, le chef bloquiste espérait convaincre les Québécois, selon ces mots, Les gens ont dit : "l'ennemi, c'est [Donald] Trump". Ils ont associé M. Poilievre à M. Trump, et l'ont discarté. Ce qui revient [sur le terrain], c'est : "si je suis convaincu que M. Poilievre ne sera pas premier ministre, je vais revenir au Bloc". Selon le chef bloquiste, cette collaboration est au cœur des discussions que ses candidats ont avec les électeurs sur le terrain. Depuis le début de la campagne, Yves-François Blanchet reproche au chef libéral de n'avoir pas ouvert le dialogue avec les chefs de l'opposition, surtout dans le contexte de la riposte à la guerre tarifaire. Or, durant le débat en anglais jeudi dernier, M. Blanchet a plaidé pour que M. Carney rencontre les chefs des autres partis, et son appel qui semble avoir été entendu. En six ans avec Justin Trudeau, je n'ai jamais eu son numéro de cellulaire. Or, M. Blanchet dit avoir aperçu une faille dans cette intransigeance. Le cochef du Parti vert du Canada, Jonathan Pedneault, ne sera pas reçu à l’émission Tout le monde en parle. Le parti a interpellé la production, demandant une invitation, mais a reçu une fin de non-recevoir. Dimanche, la production a confirmé cette décision à Radio-Canada. Par courriel, la rédactrice en chef de l'émission, Manuelle Légaré, a expliqué qu’ Le cochef du Parti vert, Jonathan Pedneault (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov Mme Légaré a précisé que, en période électorale, Tout le monde en parle « est soumise au Normes et pratiques journalistiques [de Radio-Canada] au même titre que les émissions d’information ». Avec des informations de Philippe Grangerne risque pas d'être un discours de démission, rassurez-vous
.veut pas entrer dans ça
, ça
étant les projections des sondages.Lorsqu'on était à des chiffres impressionnants, plus hauts que ce qu'on avait connu depuis longtemps, je refusais de me gargariser avec ça
, a-t-il dit, citant au passage la loi universelle de la gravitation : Tout ce qui monte redescend
.Je pense en nombre de sièges que l'on aura pour faire notre travail
, a-t-il nuancé. On pourrait être efficace à 25, mais j'aimerais beaucoup mieux qu'on soit 35.
Rappelons que le Bloc québécois comptait 33 députés à la dissolution du Parlement, en mars.Tout est encore possible. Il reste le quart de la campagne
, a-t-il plaidé.Le Bloc peut
collaborer
avec Carneyde ne pas mettre tous les œufs dans le même panier
. C'est que, selon lui, peu importe le nombre de députés du Bloc québécois qu'il va y avoir, M. Carney va être premier ministre, je pense que c'est assez clair
. Il compte sur cette certitude pour ramener dans la campagne des sujets typiquement québécois
.On peut collaborer avec n'importe quel Parlement fédéral
, a-t-il dit. Notre travail à nous, c'est de protéger la différence québécoise. Si cette différence est respectée, je pense qu'on peut travailler ensemble.
L'offre de collaboration est très demandée par les gens. Les gens disent : "La priorité, c'est ça".
Les Québécois de retour au Bloc :
Ça peut marcher
, dit BlanchetJe pense que quand tu es un premier ministre qui n'est pas élu, dans la configuration d'un Parlement minoritaire, par respect pour l'institution, qu'il connait peu [...], tu parles aux autres chefs de parti
, a-t-il répété dimanche.Une fois que le débat eut été fini, on a échangé nos numéros de cellulaire
, a raconté le chef du bloc.Il n'est pas de commerce désagréable
, a-t-il dit à propos de son adversaire libéral.Nous avons des différences profondes, sur la clause dérogatoire, sur la langue, sur la laïcité, sur la politique d'immigration, sur l'environnement
, des sujets sur lesquels le chef bloquiste a accusé Mark Carney d'être totalement intransigeant
.Sur la gestion de l'offre, [Mark Carney] a changé d'idée. Il ne voulait pas d'une loi, on en a reparlé en débat, et il m'a dit : "je comprends, je suis d'accord avec toi sur la gestion de l'offre".
Ça peut marcher, a-t-il plaidé. Le Canada se choisit Mark Carney avec un niveau de certitude qui permet aux Québécois, si tel est leur désir, de revenir vers le Bloc.
Les verts n'auront pas droit à leur tour
il restait quatre dimanches possibles pour recevoir des chefs en entrevue lors du déclenchement des élections et qu’il fallait donc prioriser les chefs des quatre principaux partis
.
Il faut accorder aux différents partis une visibilité proportionnelle à leur poids politique et à leur représentativité réelle au sein de la société canadienne
, a-t-elle ajouté.
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